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La transhumance des ruches c'est quoi ?

12.06.2019

Il n'est pas impossible de croiser sur les routes des camionnettes ou des voitures avec plateau et plein de ruches dessus. 

Si vous avez déjà vu de tels véhicules c'était certainement des ruches en transhumance. 

 
La transhumance c'est quoi ?


La transhumance c'est le fait de déplacer ses ruches pour une période déterminée. 

La transhumance des ruches est pratiquée par certains apiculteurs qui veulent "chasser" des miels monofloraux ou de plus grosses mielllées. Généralement les miels que l'on ira chercher en déplaçant ses ruches sont de miels recherchés et dont le prix est plus élevé. 


Concernant la période et le lieu où l'apiculteur transhume ses ruches, tout dépendra du miel qu'il souhaite produire.

La période est liée à celle de la floraison des différentes fleurs. De même pour le lieu. 

Effectivement, les différentes régions produisent de différents miels monofloraux et surtout certaines sont connues pour leur "spécialité" comme par exemple le midi est connu pour son miel de lavande, la région bordelaise pour son miel de bruyère etc. 

Cet exercice n'est pas facile même pour les apiculteurs expérimentés, ce qui explique que pas tout le monde est adepte au déplacement des ruches. 


Pourquoi ?

Tout d'abord, la transhumance doit se faire soit tard le soir, soit tôt le matin avant le levée du soleil, pendant que les abeilles dorment. 

Et puis, au niveau des trajets, souvent on parle de plusieurs kilomètres.

Ensuite, cela demande un effort physique considérable.


Pour le comprendre, voici les grandes étapes : 
 
  • Avant de décider des ruches à déplacer, l'apiculteur fait un tour pour s'assurer qu'elles sont en très bon état c'est-à-dire sans trous et pas abîmées.
  • Il procède à la fermeture des ruches afin que les abeilles restent dedans pendant le trajet (la fermeture aussi se fait à la tombée de la nuit lorsqu'elles dorment).
  • Après, il s'occupe du chargement. Une ruche en bois est lourde à porter surtout lorsque la colonie est à son apogée en pleine saison apicole. Même si l'on dispose de tous les outils, cela nécessite aussi un travail physique. 
  • Une fois le chargement effectué, l'apuculteur sangle bien les ruches pour éviter qu'elles s'ouvrent ou tombent pendant le voyage.
  • À l'arrivée, l'apiculteur installe toutes les ruches et ce toujours avant le réveil des abeilles. 

Il n'y a pas que pour l'apiculteur que la transhumence s'avère difficile. 

Pour les abeilles aussi ce n'est pas une partie de plaisir.
Le risque d'écrasement, de surchauffement et le stresse et la fatigue des colonies sont de véritables dangers.


Voilà pourquoi tous les apiculteurs ne transhument pas. Et ceux qui y ont recours mesurent toujours les gains par rapport à la fatigue et risque encouru. 





Photo prise dans un ferry liant l'île de Thassos en Grèce et le continent. 

 

Abeilles à l'école

05.06.2019

Comprendre l'importance de la nature, apprendre à protéger l'environnement est devenu un enjeu pour tout le monde. 
Cet apprentissage s'avère d'autant plus "efficace" que lorsqu'il commence dès le plus jeune âge. Que ce soit à la maison ou à l'école. C'est un engagement à tous les niveaux.

Il y a quelques jours, on est tombé sur l'initiative d'une école à Dubaï qui porte sur l'installation de 3 ruches au sein de l'établissement. 
Installer une ruche sur le toit n'est pas une nouveauté en soit. Ce qui en revanche est une nouveauté, c'est que ce sont les élèves eux-mêmes qui pourront et qui vont s'en occuper! 

On vous propose un bref extrait traduit en français de l'article original publié dans le Tha National AE (original cité en bas de l'article).  


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Une école à Dubaï va apprendre à ses élèves le développement durable en les faisant s'occuper de dizaines de milliers d'abeilles. 

L'École Américaine de Dubaï a décidé de dispenser à ses élèves un module pratique de développement durable en installant un "jardin à abeilles" au sein du campus en partenariat avec l'Association des Apiculteurs aux Émirats Arabes Unis (EAU).

Les trois ruches hébergent près de 90 000 abeilles de la race Apis Mellifera connues sous le nom d'Abeilles européennes. Dans chaque ruche on compte environ 30 000 abeilles et l'école espère que ce nombre arrive à 150 000 abeilles d'ici la fin de l'été. 
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Les enfants à partir de 8 ans vont sortir en tenue d'apiculteur toutes les semaines en inspection des ruches, ce qui fait partie de leur apprentissage apiculture.

Ils devront s'assurer que les abeilles sont bien nourries et protégées, surveiller le pollen. 
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"L'école apprend aux enfants d'être citoyens du monde et de protéger la nature" dit Mme Carden (coordinatrice au sein de l'école). 
"Les abeilles sont cruciales pour l'environnement et elles demandent notre aide. On peut aider à notre niveau et c'est quelque chose que les enfants peuvent faire (s'en occuper)".

À l'école les élèves sont très excités par cette initiative et face à la grande demande, l'enseignant a dû organiser plusieurs groupes qui interviennent à tour de rôle. 

"Nous espérons qu'eux (les enfants) ne verront plus les abeilles en tant que petites bêtes que l'on doit écraser. Leur plus grande angoisse est de se faire piquer. Heureusement, ils verront que les abeilles font partie de l'écosystème et que nous devons penser à elles comme faisant partie de notre sécurité économique". 

L. élève en CE2 dit qu'elle est excitée de voir comment la reine pond des oeufs. 

Les reines des trois ruches de l'école sont appelées Cléopatre, Sassy et Nefertiti. 

"Je suis excitée parce que j'aime regarder les abeilles et voir comme elles pollinisent (butinent). J'aime bien les abeilles parce qu'elles aident notre planète et sans elles on manquera de beaucoup de choses" dit N. une autre élève de CE2. 
"Je suis impatiente car je veux voir les reines" dit encore l'élève. 
"Je suis très excité à l'idée d'observer les reines. J'ai entendu dire qu'elles pouvaient piquer plusieurs fois" dit un autre enfant Z. 
Il continue en disant qu'il adore voir les abeilles travailler. 
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Il est primordial d'expliquer aux enfants pourquoi les abeilles sont importantes pour nous  et non seulement le leur présenter comme un postulat. Et leur présenter cela de manière ludique, c'est tellement plus jouissif. 
Leur apprendre qui est qui dans la ruche, comment leur société fonctionne, leur parler du miel, et des autre produits dérivés. C'est un sacré apprentissage. Quant à l'école citée ci dessus c'est un super challenge. 
Espérons que beaucoup d'autres suivent l'exemple et partagent leur expérience.  





Article original en anglais: https://www.thenational.ae/uae/education/bee-hives-thrive-as-dubai-school-pupils-enjoy-a-brush-with-nature-1.866028


 

Les manières de récolter le miel

20.03.2019

Comment récolte-t-on le miel ? 


Plusieurs méthodes sont utilisées par les apiculteurs. 

En fonction de la méthode, on appelle le miel de différentes manières. 

 
  • Le miel centrifugé 

La méthode le plus souvent utilisée est celle de la centrifugeuse.

Comment procède-t-on ?

Une fois les cadres sorties de la ruche, on déserpécule* les rayons. Ainsi le miel peut commencer à s'écouler. 
On pose les cadres dans un extracteur. Ils sont mis à la verticale. L'extracteur peut être manuel (dans les petits ruchers) ou éléctrique.

Une fois la centrifugeuse enclanchée, la force centrifuge extrait le miel sans endommager les alvéoles*.

Le miel est ainsi collecté à froid sans que l'on altère ses propriétés.

Les cadres quant à eux sont redéposés dans la ruche, et le miel qui y reste servira de nourriture aux abeilles. 

  
  • Le miel en rayon

Pour obtenir de miel en rayon, l'intervention de l'apiculteur est minime. Elle consiste en sortir les cadres des ruches et découper le rayon c.à.d. la cire dont les alvéoles sont pleines de miel et de propolis. 
Ensuite il faut tout simplement désopérculer. 

Le miel est prêt à être dégusté. On déguste même la cire qui a des bienfaits pour l'estomac notamment. 

 
  • Le miel pressé ou le miel cru

Avant que l'on utilise la méthode de la centrifugeuse, on utilisait la méthode du miel pressé. 

Une fois les cadres sorties et désorpéculées, on presse tout simplement les rayons entre des tissus fins. 

Certains apiculteurs préfèrent toujours cette méthode et proposent certaines quantités de miel cru. La raison évoquée est que ce type de miel est plus fort en goût et qu'il reste des particules de cire. 

 
  • Le miel égoutté

Cette méthode ne nécessite presque aucune intervention de la part de l'apiculteur et on peut même dire que c'est la plus naturelle possible. 

On sort les cadres, les désopercule, et on laisse égoutter. Tout simplement. 

L'inconvéniant est que la quantité de miel sera moindre, et cela prend plus de temps bien sûr. 


* désoperculer - avec un couteau, ou herse ou va "ouvrir" les alvéoles de cire.
* alvéoles - petites cellules d'une forme héxagonales faites de cire (90%) et de propolis (10%). Les abeilles les remplissent de miel, de pollen et s'en servent pour le couvain.  
 

 

Questions-réponses MIEL COLONY

01.01.2018

Cela peut paraître étonnant de faire un questions-réponses au sein même de l’entreprise, mais cela ne l’est pas tant que ça.

Nous travaillons sur le projet depuis quelques années maintenant, et pour nous l’équipe MC tout ce qui se passe autour c’est une évidence. C’est moins évident pour les autres.

On fait un rapide questions-réponses ici avec un de nos fondateurs, la personne qui a porté ce projet.

 


MC : Bonjour. Expliquez nous pourquoi avoir voulu faire Miel Colony ?

 

OD : Au départ, Miel Colony était avant et surtout Adopte ta ruche - le projet d’adoption/parrainage de ruche. Au fil du la conception du projet, on s’est rendu compte que plus de gens nous verraient si nous proposions du miel d’abord. Et que si le produit “miel” leur plaît, ils seront plus à même de parrainer une ruche et ainsi avoir plus de miel.

 


MC : Pourquoi Adopte ta ruche, alors ?

 

OD : Dans certains pays, dès que vous allez à la campagne, chaque maison a sa ruche dans son petit jardin (en Europe Centrale et de l’Est surtout). Pas pour vendre, ou sauvegarder les abeilles forcément, mais pour manger du miel.

Chez nous en France, ce phénomène est moins présent pour diverses raisons. Essentiellement, parce que l’on n’a pas le savoir-faire, le temps ou l’espace tout simplement.

Mais avoir sa ruche, c’est bien. On sait d’où vient le miel, si c’en est un vrai, comment il a été “obtenu”. C’est ludique aussi - la vie des abeilles, les saisons, les fleurs. “Adopte ta ruche” permet tout ça, tout en restant dans la vie “moderne”.

 

MC : Miel Colony parle de TRAÇABILITÉ aussi. C’est un concept différent ?

 

OD : Pas tant que ça. La traçabilité devient une nécessité pour un grand nombre de personnes. Savoir d’où viennent les produits qu’on mange. C’est valable pour la viande, les légumes, mais ça l’est pour le miel aussi. Et surtout pour le miel. On parle beaucoup dans les médias de faux miel; on fait l’amalgame avec du miel importé d’ailleurs. Une mise au point est importante pour le client.

Chez Miel Colony, l’origine garantie est une priorité.

 


MC : Vos miels viennent d’où ?

 

OD : Nous proposons 4 types de miel : acacia, tilleul, fleurs et forêt. Les miels sont extraits dans des ruchers avec qui nous travaillons depuis quelques temps déjà. Ces ruchers sont situés un peu partout. En France bien sûr, mais aussi dans d’autres pays en Europe.

Quoiqu’il en soit, l’origine est toujours renseignée et le client peut la voir sur le site miel-colony.fr grâce au code de traçabilité.

 


MC : N’avez-vous peur que les gens veuillent que du français ?

 

OD : Non. Il y en a pour qui c’est un élément très important. Mais d’autres privilégient l’origine garantie. Les statistiques en France sont parlantes. Plus de 40 000 tonnes de consommés, 10 000 tonnes de produits.

 

MC : Et où est-ce qu’on peut adopter une ruche ?

 

OD : Pareil. En France et en Europe. Le parrain choisit où sur notre site. Tous les ruchers que nous proposons sont connus par nos équipes.

 


MC : Comment ça se passe en réalité ?

 

OD :  Nous mettons en place les ruches et essaims, et tout le matériel nécessaire à l’apiculteur. Plusieurs fois par an, nous nous rendons sur place, pour faire un petit check-up avec un apiculteur “expert”. L’extraction aussi se fait sous l’oeil d’un apiculteur expert.

Pour nos clients /parrains, c’est très simple. Ils choisissent le rucher, et font leur demande.

Pour le prix, ils “obtiennent” une ruche complète. Ils peuvent lui donner un nom. Tout au long de l’année de parrainage, ils reçoivent des vidéos et/ou newsletter, mais uniquement sur l’activité de leur colonie d’abeilles.

 

MC : Pourquoi il y a un décalage entre les mois de livraison de miel - février ou octobre ?

 

OD : Une année apicole dure 4 - 5 mois en général. Si un parrain souscrit pour une ruche au mois de septembre, on ne peut pas lui fournir de son miel de suite, car il n’aura pas été produit, il faudra attendre l’année apicole suivante.

 

MC : Il existe d’autres sociétés qui proposent ce service. Elles cotisent pour la plupart dans des fonds pour sauvegarde des abeilles. Et vous ?

 

OD : Nous, non. Miel Colony souhaite s’orienter différemment. Nous avons décidé de donner du miel en pots dans les banques alimentaires, qui seront distribués plus tard soit par le Secours Populaires, soit par les Restos du coeur, pour nommer qu’eux. On commence à tisser des relations avec certains.

Il ne faut pas nous mécomprendre. Les fonds de sauvegarde de la biodiversité sont de supers initiatives. De notre côté, on a tout simplement fait un choix différent.